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Bourges : plainte pour homicide contre un chirurgien après le décès de son patient sur la table opératoire

Lundi 18 avril 2016

Accès rapide

Un homme de 60 ans est décédé lors d'une opération bénigne de la prostate au centre hospitalier de Bourges, dans le Cher.

Le chirurgien s'est révélé extrêmement agressif, agité, insultant son équipe, opérant avec des gestes brutaux et violents à l'origine de fortes pertes hémorragiques.

Une plainte pour « homicide involontaire » a été déposée à l'encontre du chirurgien urologue.

Maître Philippe Courtois, en tant qu'avocat de la famille de la victime, dénonce « une affaire tout à fait hors norme » et estime que le chirurgien a commis « plusieurs fautes caractérisées à l'origine du décès du patient ».

Hôpital de Bourges : décès suspect au bloc opératoire

Les circonstances du décès brutal de Monsieur Henry LATOUR sont les suivantes, confirmées par les documents en notre possession :

Le 13 janvier 2016, Monsieur LATOUR, alors âgé de 60 ans, a été hospitalisé au Centre Hospitalier Jacques Cœur de Bourges pour subir une résection transutérale de la prostate.

Le chirurgien urologue, avait prévu de l'opérer, sous rachi anesthésie, avec l'aide du médecin anesthésiste et d'un infirmier anesthésiste.

Il n'existait aucune contre-indication médicale ou chirurgicale. Le patient était en parfaite santé.

Le 14 janvier 2016, l'intervention a débuté à 13h20.

Dès 13h40, le chirurgien s'est révélé extrêmement agressif aussi bien à l'égard du personnel que du patient.

Il a notamment insulté la Chef de Bloc au motif que le matériel fourni ne lui paraissait pas adapté.

Pour tenter de le raisonner et de le calmer, le coordinateur du bloc opératoire a été appelé. Ce dernier a constaté que le chirurgien n'était pas en pleine capacité de ses facultés mentales et « inaccessible à tout raisonnement ».

Le médecin et l'infirmier anesthésiste lui ont alors rappelé que le patient, sous rachi anesthésie, entendait tout ce qui se passait et tout ce qui se disait dans la salle de bloc. Le chirurgien n'a pour autant pas modifié son comportement et a persisté à proférer diverses insultes et menaces à l'égard de tous.

Le médecin et l'infirmier anesthésiste ont ainsi, de concert, choisi de sédater puis d'intuber le patient.

Le chirurgien urologue a continué de pratiquer des gestes brutaux et violents à l'origine de fortes pertes hémorragiques (plus de 5 litres). En outre, le chirurgien, malgré les avertissements de son équipe, a choisi de ne pratiquer aucune hémostase pourtant précisément destinée à prévenir et arrêter les saignements.

L'état de santé du patient s'est progressivement dégradé ce que les anesthésistes n'ont pas manqué de signaler au chirurgien qui est demeuré sourd à leurs observations et qui a poursuivi l'intervention par voie basse.

Les anesthésistes lui ont demandé de ne pas s'obstiner et de soit continuer l'opération mais par voie haute, soit de l'interrompre et ce, pour préserver la santé du patient. En vain.

Le patient a souffert d'un arrêt cardiaque.

Le chirurgien urologue a alors décidé, contre toute logique et comportement raisonnable, de finir l'intervention.

Les médecins et infirmiers anesthésistes ont tenté de sauvé le patient : sans résultat.

Le chirurgien a continué son geste, posé la sonde urinaire pour finalement se rendre compte que le patient était décédé. Il s'est mis alors à frapper le patient décédé et ce, dans un état de rage indescriptible, choquant, inacceptable.

Hystérique, il a interrogé la victime en ses termes : « Pourquoi tu m'as fait ça ? Tu n'avais pas le droit de mourir ».

Il s'est ensuite tourné vers l'équipe et leur a déclaré : « Vous êtes responsables de cette mort, j'espère que cette nuit vous ne dormirez pas et que vous vous sentirez tous coupables ».

Immédiatement après ce drame, le chirurgien urologue a demandé à ce que sa patiente suivante soit amenée au bloc ce qui a été refusé par toute l'équipe médicale qui qualifie aujourd'hui les faits en cause de « boucherie indigne de n'importe quel bloc opératoire ».

Le médecin anesthésiste s'est rapproché de la direction pour obtenir l'autorisation de faire faire une autopsie. Sa demande a été rejetée.

Pire encore, la Direction du Centre Hospitalier n'a pas prévenu les services de santé et/ou le Ministère Public des faits grave qui lui ont été rapportés par l'ensemble de l'équipe médicale.

La Direction du Centre Hospitalier ne s'est pas plus manifestée auprès de la famille de la victime à qui il a été indiqué que Monsieur Henry LATOUR était décédé d'une « mort naturelle ».

Des fautes caractérisées et une attitude indigne de la direction du Centre Hopitalier

De graves manquements réguliers ont été relevés à l'encontre du chirurgien urologue par ses confrères :

Ses compétences et aptitudes mentales sont décriées.

Plusieurs médecins refusent désormais de travailler à ses côtés.

Plus précisément, le jour de l'opération de Monsieur LATOUR, le chirurgien urologue a commis plusieurs fautes caractérisées à l'origine du décès du patient :

Les fautes qu'il a commises sont marquées par la gravité et l'évidence qui ne sauraient être contestées.

En réalité, il a exposé le patient à de graves dangers qui lui ont couté la vie.

Par ailleurs, il est ahurissant de relever que le Centre Hospitalier de Jacques Cœur de Bourges a refusé qu'une autopsie soit pratiquée, laquelle aurait pu permettre de fixer avec certitude les causes de la mort de Monsieur LATOUR.

En parallèle de l'enquête judiciaire, l'Agence Régionale de Santé a été saisie.

 

Emission TV liée :

C à vous : L'opération banale qui tourne au drame
France 5 - 20/04/2016

France 5

Émilie Latour et Maître Philippe Courtois étaient les invités de Anne Sophie Lapix dans « C à vous » sur France 5 pour témoigner des cironstances de la plainte pour homicide contre un chirurgien après le décès de son patient sur la table opératoire.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de leur interview dans l'émission.


L'opération banale qui tourne au drame - C à vous - 20/04/2016

Emilie Latour et Me Philippe Courtois

Maître Philippe Courtois

Plateau C à Vous

Emilie Latour


 

Articles de presse liés :

Bourges : un chirurgien accusé d'homicide sur un patient lien externe
Le Parisien - 18/04/2016 - Extraits

Le Parisien

Une plainte pour « homicide involontaire » a été déposée contre un chirurgien du centre hospitalier Jacques-Coeur de Bourges (Cher). Son patient est décédé lors d'une banale opération de la prostate.

Selon nos informations, une enquête préliminaire est en cours, à la suite d'une plainte pour « homicide involontaire » déposée contre un chirurgien urologue par la famille de la victime le 3 mars auprès du procureur de la République de Bourges.

Leur avocat, Philippe Courtois, dénonce « une affaire tout à fait hors norme » et estime que le chirurgien a commis « plusieurs fautes caractérisées à l'origine du décès du patient ». Il décrit « un comportement parfaitement inadapté, une agressivité, un état hystérique, des insultes et des menaces envers les autres personnels », mais aussi « une insuffisance de maîtrise de certains gestes chirurgicaux réalisés de façon brutale et violente qui ont causé une hémorragie importante », et enfin une « non-prise en charge des hémorragies » malgré les rappels de ses collègues du bloc opératoire.

« Cette intervention était une véritable boucherie »

[...]

« L'hôpital a tenté d'étouffer l'affaire »

La famille demande alors à récupérer le dossier médical. On lui transmet un premier exemplaire, mais incomplet. Emilie insiste et finit par obtenir, comme la loi l'exige, la totalité du dossier, y compris les examens et comptes rendus de l'opération au bloc. « On était abasourdi de ce que nous découvrions. Il s'était passé quelque chose de très grave, et on nous le cachait. L'hôpital a tenté d'étouffer l'affaire. »

A Bourges, un patient meurt lors d'une opération qualifiée de bénigne lien externe
BFM TV - 18/04/2016 - Extraits

BFM TV

Un homme de 60 ans est décédé lors d'une opération qualifiée de bénigne au centre hospitalier de Bourges, dans le Cher. Une plainte pour « homicide involontaire » a été déposée à l'encontre d'un chirurgien de l'hôpital.

Un chirurgien « agité », « en colère », « inaccessible à tout raisonnement ». La lecture du rapport réalisé après l'opération de Henry Latour a poussé sa famille à porter plainte contre le médecin qui a opéré cet homme de 60 ans le 14 janvier dernier à l'hôpital de Bourges, dans le Cher. Selon Le Parisien, qui révèle l'information, une enquête préliminaire a été ouverte pour « homicide involontaire ».

[...]

« Plusieurs fautes caractérisées sont à l'origine du décès du patient », dénonce pour sa part Me Philippe Courtois, l'avocat de la famille du patient.

« Dès son entrée au bloc, le chirurgien était dans un état mental second », a accusé l'avocat ce lundi lors d'une conférence de presse.

Selon lui, « il ne s'agit pas d'un aléa thérapeutique mais d'un erreur médicale provoquée par des gestes brutaux répétés » de l'urologue.

Ce n'est qu'après avoir appris, par un proche, que le chirurgien était interdit de bloc que cette dernière a décidé d'agir. Après avoir obtenu le dossier médical complet d'Henry Latour, sa fille et sa compagne obtiennent un rendez-vous avec la direction du centre hospitalier.

« Il se passait quelque chose de très grave et on nous le cachait », s'indigne la fille de la victime. « L'hôpital a tenté d'étouffer l'affaire ».

Hospitalisé pour une banale opération de la prostate, il meurt
Europe 1 - 18/04/2016 - Extraits

Europe 1

Le comportement du chirurgien de Bourges pendant l'opération a été pointé par l'équipe médicale. Les proches n'ont appris la vérité que plusieurs mois après le décès du patient.

[...]

Parole contre parole. La principale difficulté pour l’enquête est que l’autopsie a été rendue impossible par l’incinération de la victime. Pour l’avocate du centre hospitalier : « On ne peut pas, sur des déclarations qui ont été faites par des praticiens ou des infirmiers, dire que le chirurgien était dans un état dit "anormal". Malheureusement, il peut y avoir parfois des difficultés relationnelles parmi les membres de l’équipe médico-chirurgicale. Le témoignage humain est d’une relativité que nous connaissons, et je ne pense pas que l’atmosphère délétère qui est décrite dans ce qui s’est passé au bloc opératoire puisse conduire à qualifier de fautif ou non-fautif le geste chirurgical qui a été pratiqué. »

Un cas complexe ? De son côté, le praticien invoque le cas particulièrement compliqué qui s’est présenté à lui. Il consulte toujours mais ne peut plus opérer, les anesthésistes refusant de travailler avec lui. Mais pour Philippe Courtois, avocat de la famille de la victime, la manière dont l’opération a été conduite pose problème : « On pourra démontrer que six litres de sang ont été transfusés – le corps humain en contient sept […] L’hémorragie était telle … il n’y a eu aucune hémostase [acte médical qui consiste à stopper un saignement, ndlr] », explique-t-il au micro de Jean-Michel Aphatie.

« La vérité a été cachée". Surtout, il pointe l’attitude de l’hôpital : « La direction n’a même pas fait de déclaration auprès du procureur de la République, elle n’a pas fait de déclaration auprès de l’ordre des médecins, n’a rien fait auprès de l’ARS. Il a fallu attendre notre plainte pour que tout cela s’enclenche », relève-t-il. « L’ensemble du corps médical qui était présent au bloc opératoire a demandé l’autopsie. La direction a dit non, on vous la refuse. La vérité a été cachée - il n’y a pas d’autres mots - à la famille. »

 


Bourges : après la mort d'un patient, la... par Europe1fr

Me Philippe Courtois et Jean-Michel Aphatie

Plateau de la radio Europe 1

Bourges : un chirurgien accusé d'homicide après le décès d'un patient
Paris Match - 18/04/2016 - Extraits

Paris Match

Un chirurgien urologue de l'hôpital de Bourges fait l'objet d'une plainte pour « homicide involontaire » après la mort d'un de ses patients décédé lors d'une opération de la prostate.

[...]

L’avocat de la famille du patient, Philippe Courtois, décrit de la part du chirurgien « un comportement parfaitement inadapté, une agressivité, un état hystérique, des insultes et des menaces envers les autres personnels », mais aussi « une insuffisance de maîtrise de certains gestes chirurgicaux réalisés de façon brutale et violente qui ont causé une hémorragie importante », et enfin une « non-prise en charge des hémorragies » malgré les rappels de ses collègues du bloc opératoire.

« C'est à nouveau du matériel de merde »

Selon le journal, le rapport de l’anesthésiste dépeint un chirurgien « agité, en colère, parlant fort ». « C'est à nouveau du matériel de merde », lance-t-il avant d'insulter une infirmière. Un coordinateur du bloc estime que « le chirurgien n'est pas dans son état normal, inaccessible à tout raisonnement », écrit le quotidien. L’homme est toutefois le seul urologue à être disponible pour opérer.

[...]

« Une véritable boucherie »

« Nous sommes tous parvenus à la conclusion que cette intervention était une véritable boucherie, indigne de n'importe quel bloc opératoire », écrivent les six membres de l’équipe médicale et l’infirmière, sous le choc. Une enquête a été diligentée par l’agence régionale de santé, l’ordre des médecins du Cher a été saisi.

Décès suspect à l'hôpital de Bourges : qui commande au bloc opératoire ?
Allo Docteurs - 18/04/2016 - Extraits

Allo Docteurs

Un patient de 60 ans est décédé au cours d'une intervention bénigne de la prostate au centre hospitalier Jacques-Cœur de Bourges (Cher). La famille a déposé une plainte pour « homicide involontaire » à l'encontre du chirurgien qui aurait eu un comportement particulièrement agressif et commis plusieurs fautes caractérisées, selon l'avocat de la famille. Les autres membres de l'équipe chirurgicale décrivent une « véritable boucherie ». Lorsque de tels actes sont commis dans l'univers très codifié du bloc opératoire, qui prend les rênes ? Qui porte les responsabilités ?

Le patient de 60 ans « en pleine forme », selon sa fille, était entré le 14 janvier au matin au bloc opératoire du centre hospitalier de Bourges pour une intervention à la prostate, sous anesthésie régionale. Il était décédé quelques heures plus tard d'un arrêt cardiaque, après une importante hémorragie.

[...]

« Dès son entrée au bloc, le chirurgien était dans un état mental second », a accusé lundi 18 avril, l'avocat de la fille du patient, Me Philippe Courtois, lors d'une conférence de presse. Selon lui, « il ne s'agit pas d'un aléa thérapeutique mais d'une erreur médicale provoquée par des gestes brutaux répétés » de l'urologue.

Bourges : un chirurgien poursuivi pour homicide involontaire
TF1 - 18/04/2016 - Extraits

TF1

Un chirurgien de l'hôpital de Bourges (Cher) fait l'objet d'une enquête pour homicide involontaire. L'équipe médicale qui l'accompagnait lors de l'opération de son patient décrit « une véritable boucherie ».

Il s'agissait d'une intervention bénigne. Henry Latour, 60 ans, est entré à l'hôpital de Bourges (Cher) pour subir une opération de la prostate le 14 janvier. Alors qu'il « était en forme » avant de passer au bloc, le patient décède sur la table d'opération. Selon Le Parisien qui relate l'affaire, l'avocat de la famille, Me Philippe Courtois, estime que le chirurgien a commis « plusieurs fautes caractérisées à l'origine du décès ».

Celui-ci pointe notamment « un comportement parfaitement inadapté, une agressivité, un état hystérique, des insultes et des menaces envers les autres personnels », ainsi qu'« une insuffisance de maîtrise de certains gestes chirurgicaux réalisés de façon brutale et violente qui ont causé une hémorragie importante », qu'il n'aurait pas pris en compte malgré les avertissements de ses collègues.

[...]

Lorsque le chirurgien lui annonce que son père a succombé à un arrêt cardiaque, Emilie Latour ne soupçonne rien. « Ce n'est que quelques semaines plus tard que nous avons appris, par une connaissance, que le chirurgien avait été interdit de bloc. Cela nous a mis la puce à l'oreille ». Comme le prévoit la loi, la famille demande donc à récupérer le dossier médical. Un premier exemplaire incomplet leur est remis. A force d'insister, Emilie Latour obtient finalement le dossier complet, comprenant le rapport de l'opération. « On était abasourdi de ce que nous découvrions. Il s'était passé quelque chose de très grave et on nous le cachait. L'hôpital a tenté d'étouffer l'affaire ».

Hôpital de Bourges : décès suspect au bloc opératoire
France 3 - 18/04/2016 - Extraits

France 3

Henry Latour, 60 ans, est décédé de façon soudaine le 14 janvier dernier lors d'une opération bénigne à l'hôpital de Bourges (Cher). Une plainte pour « homicide involontaire » a été déposée contre le chirurgien urologue. Selon la famille, il aurait commis plusieurs fautes qui auraient causé le décès

Selon nos confrères du Parisien, une plainte pour « homicide involontaire » a été déposée par la famille, contre le chirurgien urologue. Leur avocat, Philippe Courtois, dénonce « une affaire tout à fait hors norme » et estime que le chirurgien a commis « plusieurs fautes caractérisées à l'origine du décès du patient ». Il décrit « un comportement parfaitement inadapté, une agressivité, un état hystérique, des insultes et des menaces envers les autres personnels », mais aussi « une insuffisance de maîtrise de certains gestes chirurgicaux réalisés de façon brutale et violente qui ont causé une hémorragie importante », et enfin une « non-prise en charge des hémorragies » malgré les rappels de ses collègues du bloc opératoire.

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Chirurgien accusé d'homicide sur un patient : « Pourquoi a-t-il assassiné mon père ? »
L'Express - 18/04/2016 - Extraits

L'Express

Erreur médicale ou aléa thérapeutique ? A Bourges, le 14 janvier dernier, Henry Latour, 60 ans, est mort d'un arrêt cardiaque lors d'une simple opération de la prostate. Ses proches ont porté plainte contre le chirurgien qui conteste formellement les accusations dont il fait l'objet.

Le chirurgien contacte lui-même Emilie, la cadette de la famille, inquiète de ne pas avoir de nouvelles de son père qui lui avait pourtant assuré qu'il ne devait subir qu'une « petite opération qui allait durer une demi-heure ». « Quand il (le chirurgien, Ndlr) s'est présenté, j'ai hurlé. J'ai tout de suite compris que mon papa était décédé. Il m'a dit qu'il avait fait un arrêt cardiaque », se souvient-elle, très digne ce lundi, dans le bureau de son avocat. « Mais, quand ma belle-mère a appris, par hasard, quelques temps après, que le chirurgien ne pouvait plus opérer, on a commencé à avoir un doute », explique-t-elle.

Très vite, la famille de la victime ne croit plus en l'hypothèse de la mort naturelle. Le mois dernier, elle a porté plainte pour homicide involontaire et dénonce désormais l'attitude du spécialiste ce jour-là. « Il existe deux versions: celle du médecin, qui dit qu'il a fait ce qu'il a pu. Et celle de ses collègues présents, dont l'anesthésiste, qui affirment que c'était une boucherie "indigne d'un bloc opératoire". Ils ont noté un comportement très agressif du chirurgien », affirme maître Philippe Courtois. L'avocat des proches d'Henry Latour dénonce une « erreur médicale très particulière » et réfute tout argument d'« aléa thérapeutique ».

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« C'était une véritable boucherie » : un chirurgien poursuivi pour homicide
Sud Ouest - 18/04/2016 - Extraits

Sud Ouest

Dans le Cher, un sexagénaire « en bonne santé » est décédé après une opération banale de la prostate. Selon ses confrères, le médecin qui l'a opéré aurait pratiqué des gestes « brutaux, violents » et « indignes »

Le patient de 60 ans « en pleine forme », selon sa fille Emilie Latour, était entré le 14 janvier au matin au bloc opératoire du centre hospitalier de Bourges pour une intervention à la prostate, sous anesthésie locale. Il est décédé quelques heures plus tard d'un arrêt cardiaque, après une importante hémorragie.

Le rapport accablant du personnel opératoire

« Dès son entrée au bloc, le chirurgien était dans un état mental second », a accusé lundi l'avocat de la fille du patient, Me Philippe Courtois, lors d'une conférence de presse. Selon lui, « il ne s'agit pas d'un aléa thérapeutique mais d'un erreur médicale provoquée par des gestes brutaux répétés » de l'urologue.

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Un chirurgien visé par une plainte pour homicide involontaire
Le Figaro - 18/04/2016 - Extraits

Le Figaro

Une famille a porté plainte suite au décès de leur proche au cours d'une intervention bénigne de la prostate exécutée par un chirurgien au comportement agité.

Le parquet de Bourges (Cher) a ouvert une enquête préliminaire suite au décès d'un retraité lors d'une intervention bénigne de la prostate. L'opération a été pratiquée par un chirurgien urologue au comportement agressif, selon sa famille et des sources concordantes.

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Comportement « agité »

« Dès son entrée au bloc, le chirurgien était dans un état mental second », a accusé lundi l'avocat de la fille du patient, Me Philippe Courtois, lors d'une conférence de presse. Selon lui, « il ne s'agit pas d'un aléa thérapeutique mais d'une erreur médicale provoquée par des gestes brutaux répétés » de l'urologue.

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Bourges : une banale opération de la prostate tourne en « véritable boucherie »
Charente Libre - 18/04/2016 - Extraits

Charente Libre

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Bourges dans le Cher à la suite du décès d'un retraité lors d'une intervention bénigne à la prostate pratiquée, selon sa famille, par un chirurgien-urologue au comportement agressif, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

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En proie au doute, la famille, qui a obtenu un compte-rendu accablant de l'anesthésiste, a alors déposé le 3 mars auprès du procureur de la République une plainte pour « homicide involontaire », visant le chirurgien et la direction de l'hôpital.

« Dès son entrée au bloc, le chirurgien était dans un état mental second », a accusé lundi l'avocat de la fille du patient, Me Philippe Courtois, lors d'une conférence de presse. Selon lui, « il ne s'agit pas d'un aléa thérapeutique mais d'un erreur médicale provoquée par des gestes brutaux répétés » de l'urologue.

Dans un rapport adressé à la direction et consulté par l'AFP, l'anesthésiste avait dénoncé le comportement « agité » du chirurgien et ses gestes « violents » lors de l'intervention pour enlever un nodule à la prostate.

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Hôpital de Bourges : l'opération fut une « boucherie »
La Nouvelle République - 18/04/2016 - Extraits

La Nouvelle République

Entré à l’hôpital de Bourges pour une intervention banale, Henri Latour est mort sur la table d’opération. Le chirurgien a été mis à pied.

« Mon père n’était pas inquiet puisque l’opération de sa prostate devait être rapide et se faire sous anesthésie locale », explique Émilie Latour, la fille de la victime. Elle s’est donc effondrée lorsque le chirurgien l’a appelée en fin d’après-midi de ce 14 janvier, pour lui dire que son père était mort « d’un arrêt cardiaque après l’opération ». C’est d’ailleurs ce que, laconiquement, il a indiqué dans son compte rendu d’opération.

Homicide involontaire

Ce compte rendu du chirurgien est en totale contradiction avec celui de l’anesthésiste pour qui « cette intervention était une véritable boucherie ». Selon lui, « le Dr M... est arrivé au bloc très agité, agressif, insultant […] pas dans un état normal ». Il note même que le chirurgien s’est acharné « avec des gestes brutaux », provoquant des hémorragies « effroyables », refusant de les traiter malgré les demandes pressantes de l’équipe du bloc.

Me Courtois, avocat de la famille, précise que, admettant enfin le décès d’Henri Latour, le chirurgien, « hystérique », aurait insulté et frappé le mort…

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