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La clinique mutualiste du Médoc jugée responsable du décès d'un nouveau-né

Mardi 15 mai 2018

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Anomalies du rythme cardiaque fœtal ignorées, césarienne effectuée avec 3 heures de retard, la petite Waimea naîtra en état de mort apparente et décédera 6 jours plus tard.

Maitre Jean-Christophe Coubris a défendu les intérêts de Corinne Barré, maman de l'enfant décédé, afin d'obtenir la reconnaissance de leur statut de victimes et l'indemnisation de l'ensemble de leurs préjudices.

Un véritable cauchemar du fait de la négligence inqualifiable des soignants

Le jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance de BORDEAUX le 21 mars 2018 met un point final au combat d’une mère qui a vu ce qui aurait dû être le plus beau jour de sa vie, transformé en véritable cauchemar du fait de la négligence inqualifiable des soignants qui ont eu à la prendre en charge dès le 30 septembre 2011.

Suivant en cela les conclusions de l’expert judiciaire ayant eu à connaitre de cette bien triste affaire, ainsi que les arguments développés par le cabinet Coubris, Courtois et Associés, conseil de la demanderesse, les magistrats ont en premier lieu pointé du doigt le comportement du gynécologue obstétricien qui n’a pas gardé sa patiente en observation le 30 septembre 2011 alors qu’il venait d’entamer le processus de déclenchement de l’accouchement pour dépassement du terme de 5 jours.

Une hospitalisation à compter de cette date était pourtant conforme aux bonnes pratiques et aurait permis de dépister précocement toute anomalie et notamment une anomalie du rythme cardiaque fœtal.

Attitude incompréhensible de la sage-femme face aux graves perturbations du rythme cardiaque fœtal

En deuxième lieu, c’est l’attitude incompréhensible de la sage-femme qui est vivement critiqué par l’expert et le Tribunal.

Cette dernière n’a absolument pas réagi aux graves perturbations du rythme cardiaque fœtal qui étaient visibles dès le début de l’enregistrement le 1er octobre au matin, lorsque Madame BARRE a regagné la clinique après une nuit très agitée.

Ce rythme était pourtant hautement pathologique et signait une souffrance du fœtus évidente. Il commandait un appel à l’obstétricien en urgence pour qu’il puisse faire naitre l’enfant sans délai.

Prise en charge post natale jugée responsable d’une aggravation des lésions cérébrales

En troisième lieu, c’est la prise en charge post natale jusqu’à l’arrivée du SMUR qui est critiquée et jugée responsable d’une aggravation des lésions cérébrales causées par l’extraction tardive du bébé.

L’ensemble de ces manquements ont conduit le Tribunal de Grande Instance à retenir la responsabilité pleine et entière de la clinique mutualiste du Médoc dans le décès de la petite Waimea, qui aura survécu 7 jours aux lésions cérébrales dont elle a été victime et qui se sont révélées être au-delà de toutes ressources thérapeutiques.

Forte de cette précieuse reconnaissance, sa maman va désormais tenter de commencer son travail de deuil et peut être s’autoriser à reprendre le cours de sa vie ...

 

Article de presse lié :

Lesparre (33) : la clinique condamnée sept ans après la mort d’un bébé lien externe
Sud Ouest - 15/06/2018 - Extraits

Sud Ouest

LESPARRE La Clinique mutualiste du Médoc est condamnée à indemniser une mère à la suite du décès de son enfant, en 2011

Corinne Barré était une femme et future mère heureuse, au moment de mettre son enfant au monde le 1er octobre 2011. Une fille prénommée Waimea, en référence au spot de surf hawaïen. « C’était mon rêve de pratiquer ce sport qui me passionnait », lâche celle « qui a tout perdu », il y a maintenant plus de six ans. « Je n’oublierai jamais. Il n’y a rien de pire pour une mère que de voir partir son enfant après sa naissance ».

[...]

Après plus de six années de procédure, la 6e chambre civile du tribunal de grande instance de Bordeaux a rendu son jugement le 21 mars 2018 et déclaré le Pavillon de la mutualité responsable des dommages consécutifs à la naissance de Waimea, née en état de mort apparente, et à son décès survenu six jours plus tard. Le préjudice d’affection, d’accompagnement et les souffrances endurées ont été indemnisés par les magistrats.

[...]

« Il y a eu un problème de lecture du monitoring, analyse l’avocat de la mère, Me Jean-Christophe Coubris. Ce bébé a survécu dans des conditions terribles. Les médecins ont pris des risques inacceptables car, quand ma cliente arrive, on voit que le cœur de l’enfant ne va pas. Nous étions par conséquent dans une situation d’extrême urgence et ce cas devait être une priorité. La veille, déjà, un choix aberrant avait été fait en lui demandant de rentrer chez elle. Il y avait pourtant des paramètres inquiétants qui auraient dû alerter. La prise en charge a été catastrophique et il n’y a eu ensuite aucune empathie ».

[...]

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