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Victimes du Mediator : résumé des premières semaines du procès des Laboratoires Servier au Tribunal de Paris

Jeudi 24 octobre 2019

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Le Cabinet d'avocats Coubris, Courtois et associés représente plus de 1650 victimes du Mediator au procès des Laboratoires Servier se tenant au tribunal correctionnel de Paris.

Nous vous proposons un résumé des 3 premières semaines du procès.

Semaine du 1er au 3 octobre 2019

Après les diverses exceptions de procédure soulevées par les Laboratoires SERVIER, le procès s’est ouvert sur l’audition des trois inspecteurs de l’IGAS, Madame Anne-Carole BENSADON et Messieurs Etienne MARIE et Aquilino MORELLE qui ont expliqué comment ils avaient réalisé leur enquête en un temps très bref de 6 semaines qui leur était imposé, et ont exposé leurs conclusions, déposées en janvier 2011, sévère à l’encontre des Laboratoires SERVIER et des Autorités de Santé Françaises.

Ont ensuite été entendus deux enquêteurs de l’OCLAESP (Office Central de Lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique), chargés de l’enquête préliminaire à la suite de premières plaintes déposées en novembre 2010, qui ont relaté comment ils avaient travaillé et effectué les perquisitions ayant permis de saisir de nombreux documents qui sont aujourd’hui au dossier pénal.

Semaine du 7 au 10 octobre 2019

Le procès reprend avec la genèse de la molécule du Benfluorex et la mise sur le marché du MEDIATOR en 1976 après avoir bénéficié d’une autorisation de mise sur le marché en 1974.

Emmanuel CANET, le représentant de l’ensemble des sociétés SERVIER mises en cause, a été entendu sur la mise sur le marché du MEDIATOR, et maintient que le MEDIATOR n’est pas un anorexigène, et que ce n’était pas l’indication pour laquelle il avait obtenu une autorisation de mise sur le marché, mais en qualité d’adjuvant au traitement anti-diabétique.

Le fondateur de la revue PRESCRIRE, Monsieur Gilles BARDELAY et son actuel directeur, Monsieur Bruno TOUSSAINT, expliquent que leur revue est à destination des médecins qui veulent être informés sur les nouveaux médicaments et est totalement indépendante de l’industrie pharmaceutique.

Monsieur BARDELAY affirme : « SERVIER c’est une méthode, l’art de l’illusion, falsifications, demi vérités, mensonges par omission, mirage biologique mais preuve clinique, presque rien ».

Monsieur Lucien ABENHAIM, le Directeur de l’étude IPPHS (International Primary Pulmonary Hypertension Study), indique que les conclusions de son étude réalisée en 1995, mettent en évidence un lien entre les hypertensions artérielles pulmonaires et l’ISOMERIDE et le PONDERAL, médicaments coupe-faim commercialisés par les Laboratoires SERVIER.

Directeur général de la Santé de 1999 à 2003, il atteste n’avoir jamais été informé du MEDIATOR pendant cette période-là.

Semaine du 14 au 17 octobre 2019

Deux membres du Centre Régional de Pharmacovigilance de BESANCON en charge de l’enquête officielle sur le MEDIATOR , ont exposé leur travail, et Monsieur PIMPINELLA, responsable de la pharmacovigilance de l’Agence Européenne du médicament, a été entendu sur l’ alerte européenne en 1998 sur les risques du MEDIATOR.

Le Docteur Georges CHICHE, cardiologue à Marseille, a précisé de quelle manière il avait déclaré un effet indésirable au MEDIATOR à la pharmacovigilance en 1999 pour un de ses patients atteint de valvulopathie et ayant consommé du MEDIATOR pendant 6 ans, ainsi que les pressions qu’il avait subi à la suite de cette déclaration. Madame Marie-Josèphe JEAN PASTOR du Centre Régional de Pharmacovigilance de MARSEILLE a relaté les suites de cette déclaration, et la volonté des Laboratoires SERVIER de contacter le médecin déclarant et le patient en cause.

Irène FRACHON a été entendue sur les raisons qui l’ont poussées à s’intéresser au MEDIATOR, après avoir été marquée par les victimes de l’ISOMERIDE plusieurs années plus tôt. Elle est revenue sur ses découvertes, l’étude cas-témoins réalisée au CHU de BREST, son combat, et le sentiment d’urgence qui ne l’a pas quitté jusqu’au retrait du médicament.

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