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Victimes du Mediator : résumé d'audience des semaines du 24 octobre au 14 novembre 2019 du procès des Laboratoires Servier au Tribunal de Paris

Lundi 02 décembre 2019

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Au procès du Mediator, le Cabinet d'avocats Coubris, Courtois et associés représente près de 1700 victimes du médicament prescrit à 5 millions de personnes pendant 33 ans avant d'être enfin retiré du marché en 2009.
Commercialisé par les laboratoires Servier, le Mediator, présenté comme un adjuvant au régime du diabète mais principalement vendu comme coupe-faim, est à l'origine de graves pathologies cardiaques.

Nous vous proposons un nouveau résumé des dernières semaines du procès des Laboratoires Servier se tenant au tribunal correctionnel de Paris.

Semaines du 24 octobre au 31 octobre 2019

Les experts judiciaires, les Professeurs RIEU, RICORDEL et FARRINGTON, désignés par le juge d’instruction, ont exposé les conclusions de leur rapport d’expertise définitif comportant 5 tomes et 5 annexes.

Ils considèrent notamment que le MEDIATOR est un anorexigène, que l’action coupe faim de ce médicament était un secret de polichinelle, et qu’il avait une action faible sur le diabète.

Se sont ensuite succédés à la barre les experts missionnés et rémunérés par les Laboratoires SERVIER, qui ont tenté de contester les conclusions des experts judiciaires.

Semaine du 4 au 7 novembre 2019

Les Professeurs MOULIN (Endocrinologue, Diabétologue) et DERUMEAUX (Cardiologue) sont venus exposer les conditions de réalisation de l’étude REGULATE, ainsi que les résultats cette étude, déposés en 2009, ayant permis de mettre en avant le risque accru de valvulopathie en lien avec la prise de MEDIATOR.

Monsieur CRAPPIER, médecin généraliste au MANS, ayant fait participer quelques-unes de ses patientes à cette étude REGULATE, a précisé comment cette étude lui avait été présentée, et l’absence de toute information sur les risques de valvulopathies et d’Hypertension Artérielle Pulmonaire (HTAP) possibles, ce d‘autant que la brochure d’information était en anglais.

Monsieur Bernard IUNG (Cardiologue), a expliqué comment il avait procédé pour réaliser une étude des cas notifiés en pharmacovigilance, commandée par les Laboratoires SERVIER en 2009, et comment ces derniers avaient modifié la dernière diapositive lors de la présentation devant la Commission à l’AFSSAPS.

Semaine du 12 au 14 novembre 2019

Le Tribunal a commencé à aborder la question de la responsabilité de l’Agence du Médicament, devenue AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) aujourd’hui ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament), en auditionnant plusieurs de ses anciens salariés, occupant les postes clés, notamment dans les services de pharmacovigilance, Mesdames REY-QUINIO, KREFT-JAIS et NORTH.

Le Professeur Jean-Michel ALEXANDRE, Directeur de l’évaluation au sein de l’AFSSAPS jusqu’à la fin de l’année 2000, aujourd’hui âgé de 83 ans, éminent pharmacologue et personnage capital à l’Agence, a indiqué que selon lui, avant 2001, l’Agence et la Direction dont il avait la charge ne portait en aucune façon la responsabilité du drame épouvantable du Médiator, considérant que l’effet anorexigène avait été occulté du dossier du MEDIATOR déposé à l’Agence par les Laboratoires SERVIER.

Monsieur RICHE, Directeur de la Commission Nationale de Pharmacovigilance entre 1998 et 2001, et Directeur du Centre Régional de Pharmacovigilance de BREST, a présenté les difficultés de la pharmacovigilance en France à cette période, dépendante des notifications spontanées des médecins, et obsédée par la démonstration scientifique.

Celui-ci a indiqué que pour retirer un médicament, il fallait « un éléphant ». Il a ainsi relaté comment il avait fait entrer et fait entendre la voix d’Irène FRACHON dans les Commissions de l’AFSSAPS en 2009.

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